jeudi 3 décembre 2015

Trek Kalaw-Inle

La fine équipe
Kalaw est une petite ville de montagne (on supporte bien la petite laine le soir! Oui oui,on sait que vous êtes en doudoune, mais on a plus l'habitude d'autant de fraîcheur), point de départ pour de nombreuses randonnées et treks. Il est possible de rejoindre le lac Inle en trois jours. Nous décidons de partir juste tous les 4 avec Céline et Jeremy , afin d'être le plus libre possible.

On profite d'une journée de "repos" pour se rendre jusqu'à la grotte de Pindaya, où plus de 8000 bouddhas de toutes tailles ont été exposés. Encore une fois nous sommes impressionnés par la ferveur bouddhique qui amène les birmans à créer des sites magnifiques.
Nous visitons au retour un atelier où sont fabriquées à la main des ombrelles. Une succession d'étapes minutieuses et précises permet d'arriver au produit final. Une visite très intéressante et on ne résiste pas à l'envie d'en ramener une petite pour la maison...


Pindaya

Le lendemain c'est le départ!
Nous avons deux guides rien que pour nous, Yola et Hayhay.
Nous traversons le marché de la ville : très animé ils regroupent de nombreux petits stands de fruits et légumes en tous genres. Les vendeuses sont assises à même le sol et portent des turbans de couleurs vives. Elles sont maquillées avec du thannakha, une écorce de bois mélangée avec de l'eau.


Le trajet se poursuit d'abord sur une route puis sur un chemin ombragé. Très vite les paysages sont magnifiques : les champs en contre bas créent un patchwork de couleurs, du vert vif pour les rizières au jaune pour le sésame. Notre premier déjeuner de fait chez une mamie adorable avec ses 2 petits enfants. Nos 2 supers guides nous préparent un festin, de quoi repartir en pleine forme pour la suite.



Hayhay notre jolie guide






Et si je me reposais sur un buffle?

Nous croisons beaucoup de femmes qui travaillent dans les champs, qui récoltent le riz parfois avec leur bébé dans le dos. Les champs de piments rouges et verts contrastent avec le bleu du ciel et la champs jaunes de sésame.




Premier village pour la nuit : l'ambiance est très étrange, différente de tout ce qu'on a pu croiser. L'accueil des habitants est très mitigé, ce qui nous surprend quand on connaît l'hospitalité birmane! On se demande s'il n'y a pas une histoire d'argent qui n'est pas redistribué aux villageois comme il se devrait...
La soirée se passe bien, avec nos guides, entre cours de français et cours de birman!


2ème jours, départ avec une vue magnifique de la vallée pleine de brume. On chemine tranquillement à travers la campagne et les villages. Nous pique niquons au bord de la rivière, un véritable festin que l'on mange dans des grandes feuilles de bambou. Par la suite, les paysages se transforment : les rizières en escaliers nous rappellent un peu le vietnam. On rencontre des femmes qui coupent du riz et qui nous font essayer : autant dire que c'est pas gagné...



salade d'avocats, fried noodles, samusas et churros birmans


steve: "et maintenant je fais quoi"?



Dernière nuit dans un village tout mignon, chez une mamie qui nous accueille la clope au coin de la bouche. Douche au seau d'eau froide avec vue sur la lune et les étoiles...


Nous repartons dans une campagne endormie, nappée de brume. Les toiles d'araignées se déploient tout le long du chemin, créant par endroit des ponts de voile au dessus de nos têtes.
Nous arrivons après quelques heures au lac Inle, destinations finale de notre trek.



Encore une fois, ça restera 3 jours de bons moments, de découvertes. 3 jours de rencontres, de surprises, de fou rires.


Un énorme merci à nos 2 guides Yola et Hayhay qui nous ont chouchouté et appris de nombreuses choses tout le long du chemin!

mardi 1 décembre 2015

De Mandalay à Hsipaw



Rencontre et fou rire avec Tiloka
Mandalay, après Bagan, ça fait un petit choc. Bah oui on s'était habitués aux temples éparpillés dans les champs, on arrive dans une ville polluée, encombrée, plutôt sale...
Mais si on part un peu pour explorer les environs, là il y a de quoi se régaler. Les collines regorgent de temples et de pagodes dorées, offrant un super point de vue sur le fleuve. On s'arrête dans l'un d'eux, un peu au hasard. Et le hasard fait bien les choses puisqu'on y fait une rencontre inoubliable. Tiloka un moine de 77 ans nous fait une visite guidée. Tout sourire et avec un anglais irréprochable, il nous explique sa vie, ses habitudes au temple, le bouddhisme... Il nous chouchoute, nous offre café, biscuits et fruits, nous présente son chat qu'il nourrit de nouilles crues. Il nous enseigne la position de méditation idéale : avec une souplesse incroyable, il s'installe en position du lotus. Pendant ce temps là, Steve s'est coincé le genou et je me luxe à moitié la hanche (la honte, on est pas kiné au fait?). Bref un sacré personnage que ce petit moine au sourire immense. Sa générosité et son sourire, le temps qu'il passe avec nous pour le plaisir de l'échange en font un moment privilégié.


Nous partons ensuite vers l'U-Bein bridge, un pont long de plus d'un km, construit en teck ( le plus du monde à priori). La vue pour l'apéro et le coucher du soleil est plutôt sympa.
Le lendemain matin, nous grimpons la "mandalay Hill" et ses 1500 et quelques marches. Au sommet un temple plein de couleurs et une vue à 360 degrés sur Mandalay.

U-Bein Bridge


Temple de la Mandalay Hill
Nous partons dans la foulée pour Hsipaw, ville de montagne plus au nord. On y retrouve Céline et Jérèmy, un couple de bretons rencontré au Vietnam.
A Hsipaw, ça caille! Pas de doute on a changé d'altitude. Nous partons explorer les environs à scooter. Une campagne préservée, de belles cascades, des sources d'eau chaudes (tièdes en fait) et de bons jus menthe-citrons sont au programme de la journée. Un avant goût du trek de 3 jours qui nous attend!

Petit dîner avant le trek



C'est parti mon kiki dès le lendemain  matin! Nous sommes tous les 4 accompagnés de 2 anglais et de Win , notre guide. Nous traversons des rizières, des champs de maïs, des petits villages de l'ethnie Shan. Les gens sont adorables, souriants. Le contact avec eux est facile même si on ne connaît que quelques mots de leur langue. Le premier déjeuner se fait chez une mamie trop mignonne qui fume le cigare. On se régale de riz et de légumes "organic".

Une des nombreuses copines rencontrées en chemin (elles sont gentilles paraît il! on n'a pas testé...)


Papy birman qui réaménageait le chemin à la pelle...




Notre première hôte Shan

Ramassage du thé séché

On repart pour continuer notre ascension vers le village où nous passerons la nuit : à fleur de colline, les maisons surplombent la vallée. La famille est adorable, 3 générations regroupées sous le même toit. Les wc sont une cabane au fond du jardin, la douche est en fait l'eau (très froide) de la rivière. Le confort est rudimentaire, leur vie est loins d'être facile et confortable...Nos couchages ont été aménagés avec soin et le dîner est copieux.

Lever du jour sur le village

Première famille homestay
Levés (presque ) à l'aube, nous repartons sous un beau soleil à travers les plantations de thé. Ils en boivent énormément dans cette région et le servent très fort, sans sucre. A chaque pause, nous avons droit à nos petites tasses de thé local :)




Les villages traversés ont tous beaucoup de charme : petits bouts qui jouent au milieu du chemin, buffles et leur gardiens qui se rendent dans les champs, feuilles de thé qui sèchent au soleil. Encore et toujours en Birmanie, l'accueil des habitants est chaleureux. On adore tous ces sourires! Pour notre deuxième nuit, on s'arrête dans un joli village Palaung avec une famille adorable. On entend les moines réciter des prières de manière ininterrompue ( le guide nous explique qu'ils se relaient pendant 3 jours). Après 2 jours de
marche, on s'essaie à la (rafraîchissante) douche dans le jardin.


A la douche!!!

Avec la petite dernière de la famille

Pour le dernier jour, la marche est plus courte mais les paysages traversés toujours très sympas. On finit le trek par un passage dans un marché et une soupe de nouille Shan.





Ce trek reste un de nos moments favoris du Myanmar : la traversée de villages où nous n'avons croisé quasi aucun touristes nous aura permis des rencontres inoubliables. Sacré pays que la Birmanie! :)